mardi, 22 décembre 2009

Improvisades

 

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Abraham embrassa leur petit groupe d'un regard qui se voulait doux. Il craignait les réactions mais préféra rompre ce silence pachidermique en demandant :

- Qui manque-t-il ?

Âme darda la dernière place vide entre ces cils et répondit avec mansuétude :

- Lizzy arrive...

- ...en retard, comme d'habitude ! l'interrompit Sin en grognant.

Sans le regarder, Timothey ne put retenir un : - On sait tous qu'elle travaille avant.

Âme nota en douce la formule, un "on sait tous" diplomatique pour ne pas provoquer Sin. Visiblement, celui-ci avait relevé aussi.

- On sait tous, et on poireaute tous. Encore.

- Merde !

La voix de Liz leur arriva avant qu'ils ne puissent distinguer sa silhouète.

Timothey se tortilla d'une fesse sur l'autre, mal à l'aise. Abraham se leva pour l'accueillir dans la pénombre.

- J'ai déchiré ma jupe, putain, ils vont me la retenir sur mon salaire...

Sin, cynique, siffla entre ses dents : - Et ça ne l'empèche pas de se pointer une nouvelle fois en talon haut et jupe fendue.

C'était sans compter la journée pourrie de Liz, l'enchainement de galères qu'elle avait essuyé, la mauvaise humeur qu'elle refoulait depuis le matin. Pour une fois, elle répliqua.

- Elle était pas fendue cette jupe, connard, avant que j'escalade ce foutu portail ! Et j'ai pas le temps de me changer en sortant du boulot, je serais en retard sinon.

Sin garda tout son calme pour répondre : - Tu es en retard de toute façon. Toujours.

Liz et Sin s'affrontaient du regard, elle, les machoires serrées et les yeux noirs, lui affectant une nonchalance mal imitée Abraham n'osa pas bougé, Âme était médusée. C'est Timothey qui lança sur un ton langoureux destiné à désamorcer la situation : - Alors je te préfère en retard en talon aiguille et bas filé.

Tout le monde recommença à respirer. Abraham se rassit et chercha les yeux d'Âme. Chaque fois, les choses devenaient plus compliquées. Il fût pris frison alors que le silence s'installait de nouveau. L'éléctricité entre leurs deux amis n'étaient pas vraiment retombée.

Sin lança finalement "Alors, Bram, qu'est-ce que tu attends pour commencer. Annonce donc ta perpetuelle formule rituelle". Le ton moqueur qu'il avait employé fit sortir une nouvelle fois Liz de ces gonds.

"- Et toi, qu'est-ce que tu attends pour nous planter ? Chaque semaine, on revient ici et tu nous fais le même cirque. Chaque semaine je laisse les fils de mes bas, les élastiques de mes jarretières et par la même occasion une partie de mon salaire sur ces grilles à la con pour que te servir de défouloir.  4 fois par mois, on confronte nos frusques et nos muscles avec ce portail pour entendre tes "toujours", tes "comme d'habitude", tes "perpetuelle" ou tes "encore" exaspérés. Tous les mardi, tu lèves les yeux aux ciel devant les tentatives de drague maladroites de Timey, tu grinces des dents contre la gestion de Bram, tu ricanes aux remarques indolantes d'Âme, tu déverses sur nous tous toute la merde que tu recèles. Sous pretexte qu'on a vaguement promis un sale truc un jour alors qu'on était des crétins de mômes. Tu attends quoi ? Que ça change ? C'est comme ça depuis toujours et ce sera toujours comme ça."

Avant que Sin, estomaqué par cette tirade inatendue n'ai ramassé son éloquence, ils entendirent la voix d'Âme poser un simple mais définitif :

- Non, pas toujours. Avant, on faisait le portail pour sortir.

samedi, 14 novembre 2009

Perdu

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Hier, vendredi 13, j'ai fait une grille de loto, une grille d'euromillion, et j'ai gratté un morpion.

J'ai fait ça parce que tous les vendredi 13, ma grand-mère nous envoyait des jeux à gratter. Parce qu'elle pensait que ça portait chance, le vendredi 13. La preuve, sa petite princesse (moi, hein) était née un vendredi 13.

Hier, j'ai joué comme je serais allé déposer des fleurs sur sa tombe.

 

J'ai perdu. J'ai même pas trouvé un seul bon numéro, sur deux tirages différents, pas un.

Tant pis, Mamie, on retentera le coup en août prochain.

 

mardi, 27 octobre 2009

Les Lizlyputiens

Aujourd'hui, j'ai fait ça

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Et ça aussi

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Et je me suis bien amusée.

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mercredi, 14 octobre 2009

Présentations

Hier, dans mes pérégrinations, j'ai pris 128 photos et fait 4 vidéos,

j'ai acheté des raviolis niçois, des vrais, des frais, pour le repas du soir,

j'ai expérimenté le principe selon lequel, sur la prom', quand tu jettes quelques miettes au vent, ce ne sont pas avec les moineaux mais avec les gabians que les pigeons se battent,

je me suis tordu la cheville sur la piste cyclable,

j'ai pris un léger coup de froid à cause du vent,

et j'ai fait un brin de causette avec Tony, 12 ans dans la rue.
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09-10-13, vieux (20) Tony, 12 ans dans la rue.jpg

- Dis, tu me prends en photo ?
- Ok, mais si tu mets le nez alors.
- D'accord. Tu me dis comment je pose.
- Ne pose pas, reste toi-même. Je peux la mettre sur Internet, sur mon blog ?
- Je vais devenir une star alors.
- J'en sais rien, on peut essayer.
- ça me va.
- Si c'est pour que tu deviennes une star, j'en fais deux alors.
- Tu leurs dis bien que moi c'est Tony, 12 ans dans la rue.
- Je n'y manquerais pas, Tony.



ps : ça me démangeait... alors je l'ai fait : mon nouveau photoblog http://lizly.over-blog.com/

samedi, 26 septembre 2009

Lizly's health

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J'ai la tête en vrac, l'abdomen en dépendade, la gorge qui gratouille (ou qui chatouille. ?), les extrémités fébriles, des connexions neuro en déperdition, les vitesses coincées en fond de première.

Je suis flouttée, émoussée, gatée, alterée, préssurée, tassée, damée, brouillée, compactée, négligente et négligée.

Je suis alanguie, amollie, allourdie et indéfinie.

Je suis aboulique, apathique, lymphatique, amphigourique, chaotique et électrique.

Je suis stagnante, inconsistante, indolente, flageolante, pesante mais innocente.

Je suis orageuse, houleuse, brumeuse, nébuleuse et nuageuse.

Je suis illisible, risible, cessible, destructible, divisible et indisponnible.

 

Mais !

Je refuse, je rejette, je repousse et j'écouduis,

je décline, je dédaigne, je défends et je proscris,

je résiste, je réfute, je refoule et je m'élève :

je ne serai pas malade.

 

samedi, 19 septembre 2009

D'aiga !!

Wah, ça cascaille ! Comment ça, ça cascaille ? Ben oui, on s'est pris une de ses raïsses cette nuit ! Pourquoi, tu dis comment toi, là bas, en France ?

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Clic magique et ça grandit


Je dis aussi qu'il faut pas rester planter en plein mitan, ça gène le passage.
Qu'il y a touplen de choses à faire.
Qu'il y a degun à la maison ce week end.
Qu'il faut arréter de se pantaier des trucs, ça sert à rien.
Je m'exclame "Oh Diau !" de temps à autres.
Il m'arrive d'ajouter "baîeta" en bas de mes cartes, voir "baieta touplen" (soyons généreux, partageons notre grippe A).
De lancer "Basta !" quand ils font trop de boucan au CDI. Mais je ne m'emboucane pas avec les élèves.
Je rêve d'avoir un scafourdjou dans mon prochaine appart'
Je fais des cagades quand j'esquagasse mon boulot.
Je cale à la cave.
J'en ai une fourre, tu peux pas imaginer.
Je vais chercher quelque chose là bas, en galère (voir en galera, quand je suis d'humeur).
Je mets des pébrons dans certains plats.
Je suis un peu ficanasse sur les bords, d'après mes collègues. Stagiaire Lettres, lui, fait le cacou mais il s'en sort pas. Dans le fond, il est brave, le pauvre. Enfin, c'est toujours mieux qu'avoir un ravì.
En voiture, l'autre radasse, elle a qu'à ranger le cul de sa bagnole si elle est pas contente.
Sinon, on a vidé l'étagère. Quel tcharafi !
Mais l'Homme est testart, quand il a décidé quelque chose, il n'en démord pas.


En encore, je ne peux pas vous le faire avec l'accent.


 

 

jeudi, 10 septembre 2009

D'une idée à l'autre

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Tiens, et si, pour une fois, je n'allais pas prendre directement mon bus mais je poussais jusqu'au bord de mer ?

On est bien là, au soleil, au bord de l'eau. Pourquoi pas faire quelques pas et prendre le bus deux ou trois arrêts plus loin.

Bah, finalement, ma correspondance n'est plus si loin. ça me fait marcher un peu.

Oh, le tram va être blindé... Si je pousse par là, je vais me rapprocher du 20.

Arf, j'ai largement depassé la moitié du chemin... Puis comme ça, je passe à ma banque.

P'tain, j'ai mal aux pieds et mon sac pèse un rotweiller mort.

mercredi, 09 septembre 2009

Petit chat !

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J'ai trouvé par hasard, j'ai craqué. Et j'ai testé.

Et bien je peux vous dire qu'il n'y a pas un lecteur de Blacksad au collège.

C'est bien dommage pour eux !

dimanche, 06 septembre 2009

Mais... mais... ben alors ?

Vous y comprenez quelque chose, vous ?

On était vendredi après-midi, tout allait bien si on omet la vitre cassée, la liste de choses à faire qui s'alongeait, la disparition de ma tasse de boulot, et le fait que j'étais encore au bahut plus d'une heure et quart après l'heure où j'aurais du partir. Et puis d'un coup, PAF, on est dimanche soir. Comme ça, ZAC. Si, si, j'vous jure.

ça m'laisse sur l'cul.

 

 

En plus, demain, c'est vraiment la rentrée, la vraie, celle où je commence à accueillir des élèves. Ouais, j'ai vérifié, je suis obligée.

 

vendredi, 31 juillet 2009

Tais toi et nage ! (dernière)

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L'autre jour, une nageuse de brasse comme moi dont je ne connais pas le nom mais que je croise régulièrement m'a donné une petite astuce.

"Moi, m'expliquait-elle, quand je suis coincée derrière quelqu'un qui nage plus lentement que moi mais que je ne peux pas doubler, je sers les jambes et je ne nage plus qu'avec les bras."

J'ai testé.

Et bien, mes amis, la Petite Sirène, en fait, elle doit avoir les pectoraux de Schwarzenegger.

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