mercredi, 11 novembre 2009

Lizly's body

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Puisqu'on en est à parler de moi,
Puisque je jubile et sautille sur place depuis ce matin (alors qu'hier...),
Puisqu'après tout, ça fait longtemps que j'ai pas fais un post de fille,
Puisque j'en ai déjà parlé ici ou ,
Puisque ça m'a donné le sourire pour la journée,

Ce matin, Cruella (ndrl : ma balance) m'a annoncée fiérement que je pesée 56,1 kg.
Soit à peine 100 g de plus de mon objectif (donnez moi une heure, un paquet de pruneau et on reparle de ces 100 g là).
Soit que j'ai perdu un peu plus de 11 kilos depuis les vacances d'avril.
Soit que l'automne s'installe et qu'il pleut et qu'il fait froid et que je suis peut-être épileptique mais que j'ai même pas repris de poids, pas fait de crises de boulimie, et toujours pas touché à la bombe de crème chantilly qui se périme tranquillement dans le frigo.





PS : par contre, j'arrive plus à insérer une chanson depuis Deezer, need some help !

jeudi, 30 juillet 2009

Tais toi et nage ! (3)

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De l'art de choisir son maillot de bain. Attention, il est bien précisé dans le réglement de la piscine qu'une tenue correcte est exigée. Un maillot de bain, c'est carrément indécent à la base, mais à toi de te démerder pour rendre décente ton incorrection.

Pour les mecs, c'est vite vu, puisqu'ils ont pas le droit aux shorts, à part quelques rares irreductibles du moule bite slip de bain rouge coeur de boeuf ou vert container de recyclable, ils portent des boxers de bain. Noirs ou bleus marine, certains s'autorisant la fantaisie d'un noir à élastique bleu marine ou la prise de risque extrème du noir à bandes grises sur les côtés (oulala)

Pour nous les femmes, ça se complique.

Il y a d'abord l'éternel dilemme du nombre de pièce au maillot.
L'incessante question de la coupe qui doit correspondre à la morphologie, puisqu'un maillot ça ne cache rien.
La philosophie de la couleur (Plus c'est flash, moins on te regarde, non ?), et de l'assortiment avec la serviette, le paréo, le bonnet et les lunettes de piscine (j'avais pensé à un joli camaïeu de bleus, t'en pense quoi ?)
L'importance non négligeable de l'usage (t'as déjà tentée les longeurs de brasse coulée en bikini toi ?)
Et le paramêtre du "dans quoi j'ose me montrer".

Moi, j'ai un deux pièces sportif de fille pas vraiment compléxée mais qui est pas là pour patauger non plus. C'était mon grand défi de l'année : me montrer en deux pièces et en public (mais pas sur le blog non plus, déconne pas, ça c'est le mannequin de chez decathlon bien evidemment). C'est fait. Yahou, on applaudit des deux palmes.

Dans la famille des deux pièces, il y a celui qui suggère plus qu'il ne cache, celui qui est beau sur le cintre mais qui, y a pas à dire, te fait un gros cul, celui qui devait te rendre super sexy il y a 20 ans, celui qui fait rougir de honte toutes les minettes du bassin, celui qui te promet le minimum de marques blanches, celui que tu devrais rammener au magasin dans la minute, celui qui en montre moins qu'un une pièce, celui dont tu rêves depuis le premier jour de ton régime, celui avec lequel tu as tombé ton premier mec, celui qui constitue LA faute de goût, et encore.

Les unes pièces, c'est l'appanage des sportives à qui seraient magnifiques dans un sac poubelle alors dans leur fuseau arena, je te raconte pas, et des autres. Celle qui se dit qu'on remarquera pas son ventre, celle qui privilégie le confort avant tout et qui a bien raison, celle qui a passé l'âge, celle qui déborde de partout, celle qui a bien compris que c'est la tenue réglementaire pour courser ses gosses tout autour du bassin, celle qui a environ 18 modèles de maillots différents, toutes coupes, tous genres et qui fait en sorte de les faire tourner sinon son mec ou sa coloc va l'obliger à en jeter (!), celle qui n'aime pas se prendre la tête, et encore.

Puis ça se combine.

Et j'en oublie.


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Et toi, cest quoi ton maillot ?


mercredi, 29 juillet 2009

Tais toi et nage ! (2)

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Dans ma piscine de prolos, il y a 4 maitres-nageurs.

Je connais pas leurs noms, je leur parle pas. ça tombe bien, eux non plus.

- L'Hystérique. C'est la touche féminine de cette piscine. Elle a une carrure de routier et un robuste organe vocale. Elle soigne son ulcère en hurlant sur les moins de 15 ans. Elle réussi à la prouesse de rendre même ses félicitations agressives (elle est chargée du cours de natation pour les enfants). Elle fait preuve d'un instinct sans faille en matière de psychologie enfantine qui la pousse, par exemple, à beugler contre la petite Melisandre, environ 6 ans, qui pleure parce que, en vrac, elle a froid, elle a peur et elle veut faire pipi. Confiez lui vos enfants.

Mais elle a plein de cellulite et moi j'aime bien savoir qu'il y a toujours quelqu'un au bord du bassin dont les cuisses sont dans un état pire que les miennes.

- Le Faux Jeton. Lui, il fait semblant de pas te voir ou même de pas t'entendre. D'ailleurs, il passe son temps à aller décrocher le téléphone qui n'a pas sonné. Lui adresser la parole demande une stratégie bien menée et un jeu d'acteur hautement subtile qui consiste à s'approcher de lui tout en donnant l'impression de ne pas avoir retenu sa présence puis de le coincer avec un grand sourire et une formule bien polie pour entamer la discussion.

Ou alors tu vas voir quelqu'un d'autre.

- Le Planqué. On ne le voit guère et pour cause. Ses lunettes de soleil sont vissées sur son nez été comme hiver bien que la piscine soit couverte pendant la saison froide, il sévit dans un espace réduit entre les deux vestiaires et le banc, là ou personne ne passe jamais, et il disparaît à intervalles réguliers on ne sait où, tant pis si tu te noies pendant ce temps là.

En même temps, je suis pas sûre qu'il intervienne si tu te noies pendant qu'il est là alors ça change pas grand chose.

- Le Ravi. Un rien l'amuse et on en est heureux pour lui. Il se marre, c'est la touche bonne humeur du bassin. Un gamin qui se jette dans l'eau après avoir pris son élan depuis l'extérieur de la salle, ça le rend hilare. Et tant pis si c'est interdit et si toi qui nageait en dessous à manqué d'y laisser un truc important comme ta tête ou un bras. Tu t'éclates l'orteil contre l'échelle après avoir glissé sur une planche qui trainait là, il se bidonne de bon coeur. Un nageur reste accroché à la ligne d'eau vingt minutes, rendu invalide par une crampe, il se poile. Au moins, lui, il est content d'être là.

 

PS : Madame Kevin aussi a un maître nageur. Océane, elle, a des maillots de bain. Et Antoine.

mardi, 28 juillet 2009

Tais toi et nage ! (1)

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C'est l'été, il fait chaud, très chaud.

Et faire du sport quand il fait chaud, très chaud, ça fait transpirer, beaucoup, et ça fait surtout pas envie. Et comme être au régime, c'est chiant bien, mais sans sport à côté, ça marche pas bien. Du coup, je nage.

A la piscine municipale. Et ma piscine, c'est tout un poême.

 

Mon quartier est du genre "France d'en bas" (avec des accents d'Afrique et des Îles, la France). Et ma piscine, c'est une piscine de quartier.

Et bien que dans cette ville il y ait essentiellement des touristes et des vieux, ma piscine est épargnée par les touristes. Mais pas par les vieux.

 

En même temps, les vieux, ils sont plutôt sympas. On dirait qu'ils sont désolés d'être là, ils font en sorte de ne pas géner. Et moi, tout ce qui se passe en dehors du couloir des nageurs en circuit, ça m'interpelle pas trop.

Puis je m'énerve déjà contre :

- les minôts qui traversent le fameux couloir sous ton nez, ceux qui s'y croient trop et viennent y nager, persuadés qu'ils gardent le rythme alors qu'ils bloquent le couloir, et ceux qui sautent partout parce que je déteste faire mes virages en guettant les mouvements au bord du bassin pour ne pas me faire briser la colonne vertébral par un amateur de bombe,

- les brochettes de copines. Elles sont là, par 3 le plus souvent, elles nagent deux longeurs et en passent dix-huit à papoter au bout du couloir, alignées le long du mur (au cas où toi tu sois tenter d'y appuyer ton départ). Puis elles sortent du bassin, pleines d'auto-satisfaction pour avoir fait une séance de sport.

- les frimeurs. Ils nagent, bien, très bien, mieux que n'importe qui d'autre dans le bassin. Alors ils estiment que ça leur donne tous les droits, dont celui de doubler n'importe où n'importe quand et de ne pas s'excuser quand tu te prends un coups au passage.

- les frimeuses. Les mêmes, mais en version féminine. Sauf qu'elles, elles sont en plus toutes minces et même pas ridicule avec un bonnet de bain. Alors je les aime encore moins.

- les faux nageurs. Ils peuvent être des deux sexes, se pointent en général avec du matériel (au moins une belle planche, mais souvent aussi des palmes). Mais ils savent pas nager. Ils tiennent à peu prés à la surface de l'eau, mais leur nage tient plus du combat contre l'élément. Et ils se comportent comme les monegasques sur les routes de montagnes qui rétrogradent de la 5e à la 2d à chaque virage mais accélèrent à bloc à la moindre ligne droite au cas où tu tenterais de les doubler.

- les pervères. Le pervère est persuadée que toi, la fille seule à la piscine avec ses lunettes de bain et son maillot sportif, tu n'es là que pour une chose : le rencontrer. Et comme par hasard, sa main attérit droit sur ta cuisse quand il nage le dos crawlé derrière toi. "- Oups, pardon". "Hé, connard, si ta main recommence à flatter ma cellulite "par erreure", tu nageras allégé de ta paire de couilles". ça, tu le penses très fort, tu le fais passer dans tes yeux révolver mais surtout, tu ne le dis pas. Non, parce que pour le pervère, tous les pretextes sont bons pour entamer la conversation. Y compris l'emasculation.

alors j'ai pas les ressources pour m'énerver en plus contre les vieux.

 

Heureusement, dans ma piscine, il y a aussi des mères de famille qui (re)lisent "Les Reliques de la mort" les pieds dans l'eau pendant que leur progéniture s'ébat dans le petit bain à coup de grands éclats de rire rafraichissants, des nageurs qui s'y croient pas trop et te font des civilités "- Allez y. - Mais non, c'est votre tour. - Oui mais vous nagez plus vite que moi.", des vieux aimables qui reluquent l'étiquette qui dépasse de ton maillot, ou encore, des nounous de l'été qui s'efforcent de ne pas noyer leur gagne pain.

Et des maîtres nageurs. Mais ça c'est pour demain.

 

samedi, 25 juillet 2009

Attention, post de nana

 

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- Mais tu as perdu combien ? C'est quoi ton secret ?

Ah oui mais non, y a pas de secret. Par contre, j'ai mes trucs. Puis comme je suis pas vache, je partage. Mais je vous préviens, il n'y aura pas de révélations fracassantes, pas de miracle.

 

- Manger moins, moins gras, moins sucré, moins souvent (pas en dehors des repas), et faire un minimum de sport. Ah ben je vous avez dit qu'il n'y aurait pas de révélations fracassantes.

- Lire les informations nutritionnelles. C'est passionnant. Si, si, je vous assure, c'est passionnant. Il y a les calories mais mon truc, c'est le taux de glucides et de lipides (les sucres et le gras). J'ai beau être à l'aise avec les chiffres, passer ma journée à relever la quantité de ce que j'avale en reportant les calories correspondantes pour dresser un total en fin de journée, c'est pas mon truc. Mais les informations nutritionnelles, ça donne une idée. Je compare les desserts par exemple. Ok, ça peut être chiant de faire les courses avec moi quand je peux arpenter les rayons en hallucinant "tu aurais pensé, toi, que les yoplait 0% sur lit de fruit ça contient plus de sucre que les taillefine 0% à la vanille ?". Mais c'est comme ça que j'ai appris que la sauce soja, suivant les marques, ça contient du sucre. Plein de sucre. Ouais, bon, il y a que moi que ça passionne ce genre de choses. Mais faites un petit effort, ça pourrait devenir au moins interessant.

- Les détails. Comme le sucre dans la sauce soja. Il y a plein de petites choses qu'on peut retirer de son alimentation sans que ça manque. Allonger sa vinaigrette à l'eau (1 cuillère à soupe d'eau pour la même chose d'huile (d'olive !)), choisir un jus de fruit sans sucre ajouté... ça ne change rien au goût et sur le total de la journée, ça joue.

- Les produits allegées. Non, je ne crois pas aveuglement ce qu'on me dit sur les étiquettes. Par exemple, je sais 100 g de spécial K, c'est 373 kcal alors que les smacks, c'est 1 kcal en plus pour la même quantité. Et oui, c'est avant tout pour les produits allégés que je compare les informations nutritionnelles. Les produits allégés que je consomme régulièrement sont les compotes, les yaourts 0% de MG et 0% de sucre ajouté (natures et aux fruits), le fromage et la crème fraiche.

Les compotes parce que c'est meilleur quand c'est moins sucré. Si, si, au goût aussi (sachant qu'on se déshabitue du sucre quand on en mange moins et que très vite, on trouve tout très (trop) sucré).

Les yaourts 0% parce que j'ai essayé de ne plus consommer de lait mais j'y arrive pas. Au bout d'un moment, mes rêves sont peuplés de brick de lait et de pies de vache.

Le fromage allégé, c'est parce que je ne sais pas être raisonnable avec le fromage. Je ne peux pas me dire que je n'en mange qu'un petit morceau, comme ça, en fin de repas. Par contre, ça me manque de ne rien avoir entre mon plat et mon dessert. Du coup, je remplace par des carrés frais 0%, du faux camembert bridelight (5%), de la pâte à tartiner bridelight (3%). Entendons nous bien : ce n'est pas du fromage, ça n'en a ni le goût, ni l'odeur, et même pas tout à fait la forme. Mais dans le cadre du repas, ça compense une absence. Par contre, il y a plein de fromage en version allégée qui sont moins grasse que l'originale mais qui reste grasse en soit. Pour moi, la limite, c'est 5%.

La crème fraiche light à 3%, c'est un petit bonheur. J'en colle partout : dans les pâtes, dans la salade, avec la viande. ça te donne l'impression d'avoir cuisiné, et en fait non. Pis c'est pas gras.

- Les petits trucs pratiques à connaître : les dès ou allumettes de jambon, de bacon, de volaille (poulet, canard...) agrémentent un plat ou une salade, remplacent les lardons. Le pain complet ou aux céréales apportent des fibres contrairement au pain blanc. Les fibres, ça aide à aller aux toilettes parce qu'on ne le stoque pas. Disons qu'on les évacue comme on les a avalées. Lol.

- Manger à sa faim, pas plus, quand on a faim, dans la mesure du raisonnable. Allez, ça vaut le coup de faire un petit effort au début : moins on mange, moins on a faim. Si, c'est vrai. Pas les premiers jours et pas si on remplace 250 g de spaghetti bolognaise par une carotte cru et un yaourt 0% d'un coup.

- Se faire plaisir. De temps en temps avec des choses hors régime. Tout en gardant un bon équilibre. De temps en temps, ça veut dire assez pour ne pas craquer, mais pas trop non plus. Se faire plaisir dans ce qui reste dans le cadre du régime. Manger ce qui fait envie.

Voila voila.

Et un vrai post de fille, un !

 

mercredi, 10 juin 2009

J'ai des fesses de troll

Pour le post, d'aujourd'hui, j'avais le choix.

J'aurais pu parler de mon travail. C'est le jour où j'y suis pas mais avec les 4 jours autres jours de la semaine, il y a matière à alimenter une vie de blogging. Mais bon, Madame Kevin l'a déjà fait (parler de son travail) puis faut un peu varier.

J'aurais pu vous parler du camion qui est venu remplir la cuve à mazout de l'immeuble juste sous ma fenêtre alors que je dormais paisiblement, ce matin. Vous allez me dire : c'est vachement bien, tu vas avoir de l'eau chaude et du chauffage. Je vais vous répondre que le chauffage, quand il fait 23°C à 6h30 le matin (oui, je peux même donner des preuves en image) sur le balcon, on s'en fout ; que je reste partante pour l'eau chaude ; mais surtout, que le problème n'est pas là mais dans l'horaire : est-ce qu'ils sont obligés de faire ça à 8h13 le matin ? C'est vrai ça, il fait quoi le reste de la journée ? Parce que c'est bien connu, c'est le genre de truc qui ne peut se faire qu'avant 8h30 ou après 22h, comme le ramassage des poubelles, sinon, ça fait chier personne.

 

Puis finalement, j'ai décidé de faire un post de fille sur un sujet de fille. J'ai même trouvé une photo qui fait vachement bien le blog de fille :

 

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mais n'insistez pas, je n'écrirai pas en rose.

 

Je vous préviens, le sujet est de saison et tellement de saison qu'il ne lui sert à rien que j'en rajoute une couche. Mais je n'ai jamais prétendu que ce blog servait à quelque chose alors allons-y.

Enfin, moi j'y vais, mais t'es pas obligé de me suivre, je comprendrai.

 

Je suis, comme 90 % de la population féminine des pays assez riches pour avoir ce problème ou 90 % des Internautes au féminin (ce qui revient au même) au régime. Oui, encore. Et oui, ça marche, merci. Et non, je ne sais pas comment je vais faire pour ne pas reprendre, cette fois-ci,  tout ce que j'aurais perdu, merci de s'en inquiéter.

 

Le 19 avril, je pesais 67,3 kilos. Ce matin : 61,8 kg.

Bon, je suis gentille, je t'oblige pas à compter, ça fais 5,5 kilos en 8 semaines et des poils de biquette.

**clap clap** (autocongratulation)

 

Jeudi dernier, j'étais en réunion (Non, je n'ai pas totalement changé de sujet, ça vient, ça vient) Une collègue de boulot que je n'ai pas vu depuis la rentrée de septembre me félicite "Mais tu ne cesses pas de perdre du poids dit moi !" Sauf que là, je fais, à quelques rouflaquettes prés, le poids que je faisais en septembre dernier.

J'ai eu ça aussi une ou deux autres fois, des félicitations qui n'étaient pas vraiment de mise. Comme mon oncle qui revient de voyage (long, très long voyage) et qui insiste sur mes efforts et ma perte record alors que je pèse approximativement 5 kilos de plus que la dernière fois qu'on s'est vu.

J'y vois quelque chose d'affreux. Les gens (je généralise si je veux, d'abord) ont une image de moi comme ronde (on va pas dire grosse sinon vous allez me dire que non je le suis pas ce à quoi je vais répondre que si, je le suis, puis ça va durer des jours et des jours et je vais finir anorexique et boulimique par alternance) (hum). Et entre deux fois où on se voit, ils restent sur l'image de moi franchement ronde. Je pourrais perdre encore, mettons au hasard, 5,8 kilos (au hasard j'ai dis écrit) qu'ils continueraient d'avoir cette image dans la tête et d'être surpris quand on se verra.

Question : pourquoi on se casse le cul si les gens continuent de nous voir pareil ?

Réponse : on s'en fout, ça c'est valable pour ceux qu'on voit que deux fois l'an, on les emmerde.

Répons validée.

 

Mais ceux qu'on voit tous les jours alors ?

Au boulot, une seule collègue m'a fait une remarque mais c'était sur un ton presque désolé comme si j'étais malade (je suis malade, certes, mais ma perte de poids n'a rien à voir avec ça) "Tu as perdu du poids non ? On dirait, au niveau du visage..."

Oui, parce que quand on commence un régime, on perd essentiellement du cul et des hanches mais personne te dis jamais "dis moi, tes fesses rentrent mieux dans ton jean ces derniers temps, non ?"

Les autres se sont abstenus de tous commentaires. En même temps, je crois que Collègue de Français les a tous vaccinés à vie quand elle a pourri Collègue de Maths parce qu'il lui avait dit un truc sympa du genre "Tu as perdu un peu de poids, ça te va bien" alors que ce n'était pas le cas (pas que ça lui allait bien, mais elle n'avait pas perdu de poids, au contraire).

Donc les gens que je vois tous les jours soit ne le voient pas soit ne disent rien, ce qui revient au même parce que si on fait ça, c'est pour recevoir des compliments.

Question : pourquoi on se casse le cul si les collègues remarquent rien ?

Réponse : Il n'y a pas que le boulot dans la vie.

Répons validée.

 

Intermède avec une autre photo qui fait blog de fille :

 

 

rose bonbon.jpeg

 

 

 

Bon, reste les autres alors. La famille, les proches, les amis.

Alors là, il y a l'Instance Maternelle (belle maman) qui m'accueille avec un grand sourire puis après avoir pas assez discrétement toisé ma taille sort le mini paté en croute et le saucisson pour compléter l'apéro initialement prévu à base de melon et tomates cerises.

Il y a mes copines qui ne savent plus sur quel pied danser tellement je change rapidement d'avis et d'état d'esprit (surtout quand il y a une visite chez Fennochio en jeu) alors qui disent pas grand chose.

Il y a Môman mais elle est pas objective, je suis sa fille.

Il y a Le Barbu (mon père) qui a perdu 4 à 5 tailles de pantalon en moins d'un an et trouve que c'est pas si difficile dans le fonds.

Il y a ma Jolie Belle Soeur qui me soutien à fond même si aussi elle a du mal à suivre (voir les copines).

Il y a Frangin qui fait aussi vachement d'efforts en ce moment et ça lui va bien.

Puis il y a Celuiquej'aime pour s'extasier avec moi à chaque fois que je m'exclame, en total hors sujet avec la conversation en cours  : "Hé, regarde, j'ai retrouvé un os ! Mais si, là, touche"...