lundi, 30 novembre 2009

Point relais

Aujourd'hui, je relaie des infos. Deux infos, en fait.

D'abord, un petit jeu, qui nous renvoie une fois de plus chez Madame Kevin : écrire un texte d'après cette photo

 

Photo jeu écriture madame kevin.JPG

et le publier sur son blog d'ici le 10 décembre. Le texte peut prendre la forme, la longueur, le style que vous voulez. Pour participer, il suffit de prévenir Madame Kevin dans les commentaires de cet article, qui vous donnera également un peu plus de détails sur les règles du jeu.

N'hésitez pas à participer !

 

 

Ensuite, cette info reçu par mel (je copie/colle, ne m'en voulez pas)

Des jouets par milliers ..... mais aucun choix

Les années passent , des murs sont tombés, les catalogues de jouets se ressemblent tous, le mur entre rose et bleu enferme filles et garçons
dans des jeux, dans des rôles qu'ils /elles risquent de jouer toute leur vie.

Quelque soit le magasin de jouets (ou presque) le parcours fléché imposé est identique.

Du côté rose-filles les jouets proposés se résument facilement par « Sois belle et fais le ménage ! ».
On leur offre de préférence les jouets qui évoquent la maternité et les tâches ménagères (des objets signés notamment par des marques d'électroménager).
On les incite aussi à se soumettre au diktat de la beauté, de la maigreur et de la mode : maquillage, tête à coiffer, bijoux et autres accessoires.

De l'autre côté du mur, l'univers bleu-garçons est marqué par des thématiques extérieures au foyer, l'aventure, la vitesse, le bricolage, les sciences...
Et à travers les jouets des garçons, c'est la compétition, la guerre, la légitimation de la violence physique qu'on leur transmet.

Il sera facile par la suite de qualifier d'innées ou de naturelles les « caractéristiques » féminines et masculines ainsi inculquées!

La conception des catalogues de jouets et des rayons "enfant" des supermarchés reflète une division archaïque des rôles sociaux qui semble ne pas choquer grand monde

Pourtant VOUS pouvez agir !

Pour la campagne 2009 contre les jouets sexistes, Mix-cité propose signaler au Service Promotion de l'Egalité de la HALDE
(Haute autorité lutte contre les discriminations et pour l'égalité) les magasins qui pratiquent un affichage sexué (et sexiste)

Pour les adultes, l'affichage sexué des offres d'emploi est interdit et reconnu par le code du travail comme une pratique discriminatoire passible de poursuites

Plus la Halde recevra de courriers , plus les magasins seront incités à modifier leurs gondoles.

Cette année pas de cadeaux pour le sexisme !


Vous trouverez ci joint le mode d'emploi de la démarche et la lettre type à compléter

Mode d'emploi (prend 5 minutes !)

Il s'agit simplement de compléter :

- votre nom-prénom, vos coordonnées,

- l'indication de votre relation avec un enfant pour signaler à la HALDE que vous êtes concerné-e
(soit que vous êtes parent, soit que vous avez un enfant dans votre entourage)

- le nom et l'adresse d'un magasin qui pratique l'affichage sexué (et sexiste) des jouets que vous signalez à la HALDE.

1/ Vous signez et vous envoyez le courrier par la poste au Service Promotion de l'Egalité - HALDE, 11 rue St. Georges, 75009 PARIS

2/ Vous envoyez à Mix-Cité soit un double par courrier électronique ou postal, soit tout simplement un courrier électronique intitulé "Action
jouets 2009" dans lequel vous nous indiquez seulement la date d'envoi de votre courrier à la HALDE et l'adresse du magasin de jouets signalé,
pour que nous puissions centraliser le tout
(contact@mix-cite.org)

----------------------------------

*Nota bene : *

Le Service Promotion de l'Egalité recueille les suggestions, les bonnes pratiques, et reçoit les demandes d'initiative.
Nous ne pouvons pas saisir la HALDE directement si nous ne sommes pas à titre individuel victime d'une discrimination
et si nous ne pouvons pas apporter de preuves du préjudice subi.
C'est pour ces raisons que nous avons préféré envoyer ce courrier à ce service, plutôt que de saisir la HALDE.

dimanche, 29 novembre 2009

7 secrets encore

 

Vendredi dernier, j'ai répondu à un tag de Madame Kevin

Sur le moment, j'en étais assez satisfaite de mon "jeu" entre la 1 et la 7. Mais dans l'ensemble, je n'étais pas si contente de moi que ça. La 6, à la limite, mais les autres, bof... Bref, tout ça pour dire que j'ai eu envie de retravailler mon tag. Je ne dis pas que ce que je publie aujourd'hui est un post parfait, mais ce coup là, il ne me laisse pas un goût d'inachevé.

C'est parti pour 7 choses que vous ne savez pas sur moi.

 

1 - Quand je suis seule à la maison, je fais pipi la porte grande ouverte.

rouleau papier toilette.jpg

2 - Ma pharmacie est classée par maux. Avec des petits cartons pour la compartimenter.

mots-et-maux1.gif

3 - Je ne suis pas bordélique. Je me fiche que les choses qui n'ont pas une place définie se baladent.

Je ne me laisse pas perturbée quand une chose ayant une place définie et ne s'y trouve pas, parce qu'elle se promène.

Par contre, je ne supporte pas quand quelque chose qui a une place définie est rangé à une autre place.

Encore pire si cette place est celle de quelque chose d'autre.

 

cube rangement.jpg

4 - Celuiquej'aime n'est pas très aux points sur les deux concepts suivant : 1 - ce qui est périmé/a une sale tête/est ouvert depuis un bon moment/pue, on peut le jeter. Et faire de la place dans le frigo avant de le remplir, c'est mieux" ; 2 - "On met pas les yaourts neufs devant les vieux sinon on mange les neufs pendant que les vieux se périment".

 

yaourt_perime.jpg

Quand je prétends, au retour des courses, préférer ranger le frigo que le placard parce que je suis trop petite, c'est un mensonge.

 

5 - J'ai le projet secret (mais plus maintenant) de réaliser un album à partir d'Alice au Pays des Merveilles, avec des illustrations utilisant tout un tas de techniques différentes. Un album où chaque page serait dans un autre style. Je voudrais mélanger la photo, le volume, le 2D... Par exemple, il me paraît évident que le Chat du Cheshire apparaîtrait et disparaîtrait à l'aquarelle. Je vois un lapin blanc au pelage de côton, une Reine de coeur habillée de peinture à l'huile.  Alice chuterait dans un puit au décor sépia d'un carré comté et discuterait avec une chenille à l'encre de Chine. Il faudrait que je ressorte mes palettes, mes fusains, mes pastelles, mes pinceaux, il faudrait que je monte certains décor parce qu'il est évident de que voudrais utiliser mon appareil photo... Il faudrait... Ne serait-ce que le temps que je n'ai pas.

 

Alice-in-wonderland.jpg

6 - Je compte encore sur mes doigts.

 

boulier.jpeg

7 -Quand j'étais petite, les petits déjeuners se faisaient seuls avec mon père.

Ma mère, elle, n'émerge pas de son avant son deuxième mugs de café. Café porté au lit par mon père depuis plus de 30 ans.

Nous nous retrouvions donc mon frère, mon père et moi. Mon père, souvent, était préposé aux tartines. Je passais mes commandes, en donnant le support et les ingrédients. "Sur une Cracotte biscuitée, je voudrais une couche de beurre et du chocolat en poudre par dessus" (c'est marrant, maintenant, ça me fait penser au Cluedo "C'était le Wasa Authentique avec la Crème de marron, dans le bol de chocolat au lait chaud !").

Un matin, mon père s'est trompé dans la commande. J'avais du dire miel et il avait commencé la tartine avec de la confiture, un truc dans le genre. Je m'en suis aperçu alors qu'il était à mis chemin de la Cracotte. Du coup, il a terminé la tartine selon mon désir. Tu te rappelles du Malabar bigout ? On venait d'inventer la "Tartine rigolote", une biscotte, deux napages différents.

Après ça, je commandais de temps en temps des tartines rigolotes. A manger, bien entendu, de chaque coté, de manière à garder la zone de jonction entre les deux parfums pour la fin.

 

dejeuner.jpg

Je sais, je triche, c'est plus un souvenir qu'un secret.

Mais après tout, la consigne était "7 choses que le lecteur ignore sur toi".

samedi, 28 novembre 2009

E-prof

ENT.jpg
Cet année, notre établissement s'est lancé dans la grande aventure de l'ENT : L'Espace/Environnement Numérique de Travail. P

our te la faire courte, c'est une sorte de portail d'établissement, accessible par Internet, qui nous permet à l'ensemble de la communauté éducative (personnel enseignant, non enseignant, élèves, parents...) de communiquer, d'échanger des documents, de gérer l'appel, les bulletins de notes... On a des fonctionnalités différentes en fonction de nos profils, tout ça, tout ça.

 

Ce logiciel a bien entendu été créé par des gens qui n'ont pas mis un pied dans un collège depuis qu'ils ont terminés leur 3e. Comment vous dire à quel point le fonctionnement du logiciel est en phase avec les besoins pédagogiques ou l'organisation d'un EPLE (Etablissement Publique et Laïque d'Enseignement), avec la réalité de terrain, avec le quotidien d'un enseignant, du personnel de la vie scolaire, de l'administration, avec notre vie de tout le jour ?

 

Dans l'ENT "ils" ont prévu des espaces prévus pour des tas de choses. Par exemple, j'ai un bel espace CDI dans lequel je peux mettre mon emploi du temps (quand j'ai des séances, quand je suis en sortie, en formation, tout ça), des liens, des images, un raccourci vers le catalogue du CDI (quand ça voudra bien marcher), des infos, un peu tout ce que je veux mais pas comme je veux et surtout, après moulte manipulations.

 

"Ils" ont aussi prévu un espace "ressources numériques" dans lequel on retrouve des onglets "médiathèques", 'liens disciplinaires", "documents professeurs", "logiciels & utilitaires".

Monsieur ENT (le type de la société qui s'occupe du logiciel), lors d'une grand messe très solennel pour laquelle on nous avait parqué dans le refectoire, nous a présenté les différentes fonctionnalité. Pour cet espace, il a laissé entendre que c'était à la documentaliste (non, il ne sait pas qui je suis, il part juste du principe que documentaliste = femme, forcément... Je n'ai même pas envisagé d'essayer de commencre à lui faire admettre que je suis professeur) que revenait la gestion de cet espace. Très content de me faciliter la vie,  il a même proposé que chacun mette ce qu'il voulait dans cet espace pour que "la documentaliste reclasse tout ça après".

Parce que j'ai que ça à foutre, c'est bien connu.

 

Je me suis gardée ça sous le coude pensant qu'il allait se passer du temps avant que les collègues s'en servent. Et voilà qu'hier, déjà (on l'a depuis la rentrée de Toussaint), j'ai vu fleurir un lien dans les "liens disciplinaires". Un liens isolé, certes, mais jeté en vrac dans cet espace. Là, la prof doc que je suis a instantanément anticipé les choses : imaginons que chaque collègue mette un lien, comme ça, en vrac dans l'espace, sans description comme c'est le cas, ça fait environ 40 liens en vrac classés dans l'ordre dans lequel ils ont été enregistrés (oui, c'est tellement bien l'ENT qu'on peut pas classer une liste de dossier par ordre alphabétique par exemple).

 

ENT.jpg

J'ai aussi anticipé le message de la Chef qui dit "c'est le bordel, faudrait classer" (en substance, hein, elle n'emploierait pas ce genre de vocabulaire, c'est une femme très distinguée).

Je me suis donc fendue de la création de dossiers (un par discipline) et j'y ai remis le fameu lien.

 

Puis j'ai envoyé un message à tous mes e-profs de collègues ainsi (copie jointe à ma direction) en expliquant que Monsieur ENT et son logiciel microsoft peuvent penser comme ils veulent mais que si l'espace "ressources numériques" étaient commun à tous, sa gestion devait être commune. Et que pour cela, c'était simple : publier les liens dans les dossiers correspondant à la discipline concernée, et penser à donner des intitulées claires aux dossiers qu'on deposait dans les "documents professeurs".

 

Et ce matin, un samedi, alors que le collège est fermé, alors que personne (sauf moi...) ne se connecte à l'ENT, j'avais une réponse. une réponse de ma Chef.

En voyant son nom dans  ma boite de réception, je tout de suite senté venir la réprimande, une remontée de bretelle en règle qui laisserait entendre que je suis responsable des ressources de l'établissement, y compris les ressources numériques, une remarque acide qui sous-entendrait que je me décharge de mon travail sur mes pauvres collègues de discplines, quelque chose dans cet esprit.

Non, il ne s'agissait de rien de tout ça. C'était un sobre, un concis, sans fioritures de signature ou même de majuscule de début, de mot, un tout simple "bravo".

**Soupir de contentement**

vendredi, 27 novembre 2009

Top secret

7.jpg

Madame Kevin (si tu as pensé "encore elle", tu sors) m'a taguée (ben oui, y a qu'elle qui me tague, pourtant, je suis fidèle lectrice à d'autres endroits.

Il faut que je vous avoues 7 choses que vous ignorez sur moi.

Sachant que parmi mes lecteurs, il y a mon Frangin (de sang), ma Petite Soeur (de coeur), des ami(e)s du Frangin, des (ex) collègues de boulot, des inconnus devenus plus ou moins connus de la blogosphère, et des gens dont j'ignore tout, il est difficile de trouver 7 choses qu'aucun d'entre eux ne sache, ne serait-ce qu'un peu.

Je vais plutôt me limiter à 7 choses que je n'aurais pas encore écrite, sur ce blog ou sur un autre.

 

1 - Hier soir, j'ai été chez le dentiste. Une de mes dents de sagesse (j'en ai 4, je suis très sage) présentait une couleur noirâtre peu engageante. Après avoir tergiversé trois semaines en essayant de me mesmeriser moi-même (même si tu n'as pas lu Artemis Fowl tu dois avoir une idée générale de ce que ça peut signifier) pour me convaincre que ça diminuait, j'ai fini par prendre rendez vous chez le dentiste. Fébrile, je m'y suis rendue en me triturant les doigts (je ne pouvais pas me ronger les ongles, j'avais un chewing gum dans la bouche histoire de pas arriver chez lui avec la gueule qui coince). Je suis repartie avec un simple détartrage, c'était juste un dépot qui avait noirci. Un dépôt particulièrement tenace. Un dépot de quoi ? Bonne question.

2 - Je me pèse tous les jours. Non, c'est faut. Depuis mon dernier rendez-vous avec mon Psy, j'ai décidé d'arrêter et de ne le faire qu'une fois par semaine, le mercredi. Parce que le mercredi, c'est le jour des enfants et des profs docs. Je ne me suis pas pesée mardi, ni  hier et ce matin. Je veux me prouver que mon poids n'est pas devenu une obsession, même légère.

Mais ces quelques lignes tendent à elles seules à prouver le contraire.

3 - Je n'aime pas téléphoner à des étrangers alors quand on doit contacter un intervenant extérieur à l'établissement, je trouve des excuses pour faire appeler un collègue chaque fois que je peux.

Ou j'envoie des mails.

Avec demande d'accusé de réception.

4 - J'ai un besoin maladif d'écrire.

5 - J'ai une tête à chapeau. J'en porte peu, mais c'est par manque de chapeau plus que par manque d'envie. J'ai une casquette en laine qui ne me quitte pas de l'hiver. Et des tas de compliments sur ma casquette, tout l'hiver.

6 - Si on me regarde travailler, qu'on se penche sur une de mes semaines types, ou même quand on lit ce blog sans doute, on peut avoir l'impression que je suis plus "prof" que "doc", c'est à dire que je préfère la partie pédagogique de mon métier à la partie gestionnaire. Il est vrai que je consacre plus de temps à la pédagogie, aux contacts avec les élèves (parce que je classe l'accueil au quotidien, sur leur temps libre, dans la part "pédagogie" de mon boulot), mais j'aime beaucoup la part de gestion. Je suis, notamment, passionnée par le catalogage : décrire le document selon la norme, lui attribuer une cote en fonction de son thème mais aussi en fonction du fonds documentaire,  puis gérer mes ressources, créer mes petites étiquettes, réflechir à l'organisation de mes espaces, repenser les étagères, créer des présentoirs thématiques, coller mes étiquettes. Même couvrir les livres, dans le fond.

7 - J'ai menti à mon dentiste, je sais d'où vient le dépot curieux. Tu veux un conseil ? N'essaie pas de croquer une pastille Drill contre le mal de gorge.

jeudi, 26 novembre 2009

1, 2, 3, 4 jeudi (10)

1 - Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d'Alain Rey, Le Robert bien entendu

nombril.jpgNOMBRIL n. m. est issu, par une série d'altérations en nomblil (1155), nombril (1165), d'un latin populaire °umbiliculus, diminutif du latin classique umbilicus (-> ombilic). °Umbiliculus a donné régulièrement umblil (attesté en 1178) qui, par agglutination de l'article défini élidé l', a dû aboutir à une forme non attestée °lonblil ; d'où par dissimulation, lonbril, puis, par substitution du -n de l'article indéfini un, nombril.

A partir du sens propre "ombilic de l'homme et des mammifères", s'est développée au XIXe s. l'idée figurée de "centre d'une chose" (1842), spécialiemet avec l'idée péjorative de "centre du monde" en locution du type s'admirer le nombril (1869).
Par analogie de forme, nombril est passé chez les botanistes, d'abord pour désigner la cavité où sont enfermés les pépins d'un fruit (1690), puis avec le sens moderne de "cavité d'un fruit opposée à la queue" (1721), aussi nommé oeil.

Le sens figuré du mot a inspiré la formation de NOMBRILISME n.m. (v. 1950) "attitude égocentrique" et de NOMBRILISTE n., relevé dans les années 1980 dans le style journalistique, peut-être antérieur au français québécois.


pub.gif2 - Un truc que je déteste

Je déteste les publicités qui s'affiches devant votre fenètre internet. Mais ce que je déteste encore plus, c'est quand on clique sur la petite croix marquée "fermer" et qu'au lieu de se fermer, la pub s'ouvre dans une autre fenêtre. Ou pire, s'ouvre à la place de votre fenêtre.




3 - J'ai dit "Si tu lis ce livre que je te prête, j'en lis un que tu me prêtes"

le-rire-du-gobelin.jpgCOLFER, Eoin. Code éternité : Artemis Fowl / 3. Gallimard jeunesse, 2003, 383 p.

J'avoue qu'il y a des trucs qui me font sourire.
"Les gobelins. Une petite plaisanterie dans l'évolution des espèces. Prenez la créature la plus sutipde de la planète et donnez-lui le pouvoir de fabriquer du feu à sa guise".



4- Lizly's eyes
Quand j'étais petite, j'allais à l'école là (**clic**)

ecole.jpg

J'ai peu de visites alors je me permets de le relancer un peu. J'alimente le plus régulièrement possible ce photoblog. Et j'avoue que je suis assez contente de mes dernières photos.

mercredi, 25 novembre 2009

Flatter son égo

maitresse_d_ecole.jpg

Quand on est prof doc, on n'a pas de programme à suivre, contrairement aux vrais profs profs de discipline. Non, nous, on a des missions. Et notre circulaire de missions, elle date de 1986 (pour la petite histoire, le CAPES de documentation, il date de 1989 donc dans notre circulaire de missions, on n'est même pas "professeur documentaliste", on est encore "documentaliste-bibliothécaire". Mais à part ça, l'Education Nationale se soucie beaucoup de nous.)

Parmi nos missions, il y a la formation des 6e. Il s'agit de les rendre autonomes dans leurs usages du CDI. Un truc comme ça. En fait, il n'est écrit nul part ce qu'on doit leur apprendre exactement. Du coup, chaque prof doc fait à sa façon et ça va de "1 heure en classe entière je vous montre vaguement où est rangé quoi, je vous explique qu'on crie pas au CDI et au revoir" à "je prends chaque classe en demi groupe toutes les semaines pendant deux trimestres".

Moi, j'ai opté pour 4 séance d'une heure en demi groupe pour chaque sixième. On a 5 sixième, ça fait 40 heures en tout. Et c'est déjà pas mal à gérer, je vous assure.

 

Lundi, j'ai enfin fini ces séances. A la fin du dernier cours, j'ai demandé aux élèves de noter sur un brouillon anonyme ce qu'ils avaient pensé de ces séances, quelle était leur séance préférée, celle qu'ils avaient le moins aimé, etc. J'ai expliqué que ça me servirait à améliorer ces cours pour l'an prochain, puisque je les faisais tous les ans. J'ai précisé qu'ils pouvaient être sincères, que je ne chercherai pas à savoir qui a écrit quoi.

Bilan :

- Le cours préféré est de loin le 3e. Tu m'étonnes, c'est celui pendant lequel on apprend à se servir du logiciel documentaire sur les ordinateurs. Par contre, je pensais que le moins aimé serait le 2e (on apprend à faire une recherche documentaire, avec les étapes de la recherche etc) et finalement, c'est le premier parce qu'il va trop vite, on fait trop de choses.

- Certains sont contents d'avoir un contrôle par cours (au cours n°2, ils ont un petit contrôle sur ce qu'on a fait au 1er cours, et ainsi de suite, puis je fais une moyenne des 3 notes et ça leur donne une note sur 20), d'autres n'aiment pas. ça s'équilibre. Je garderai ça parce que chaque séance repose sur ce qu'on a fait la fois d'avant, donc s'ils ne l'ont pas revu entre temps, autant pisser dans un violon.

- Ils n'ont pas aimé avoir des choses à apprendre par coeur (je suis un bourreau : 4 définitions et les 6 étapes de la recherches documentaires à connaître par coeur... ça fait moins de mot que le corbeau et le renard !)

- Certains trouvent que je ne les fais pas assez participer. C'est relatif, ça dépend vraiment des classes...

- Ils ont été nombreux à écrire que les cours étaient intéressants, qu'ils ont appris beaucoup de choses, que ça les a intéressé, que les photocopies que je leur donnais étaient très utiles pour réviser. Bande de lèches-cul.

 

Quand à moi, je suis une "très bone prof", "super prof", marrante, sympa, génial(e, ça dépendant des fois), extra, extra-géniale,  (hyper) gentil(l)e (avec un l ou deux), "honète", qui explique très bien, avec qui on comprend tout, dont on est "ravis d'avoir écouter [les] cours".

Ah oui, et il paraît aussi que je suis une "super documentatrice"

Quand on dépasse la question de l'orthographe, c'est pas désagréable pour l'égo. ;-)

mardi, 24 novembre 2009

En vrac...

 

eau-gazeuse.jpg

Corriger des copies un jour de grève, c'est se donner bonne conscience. J'ai quand même fait quelque chose aujourd'hui. Ou mauvaise conscience. Même en grève je n'arrive pas à m'arrêter. Ou être con. Aujourd'hui, je ne suis même pas payée pour le faire. Ou fidèle à une parole. Jeudi, promis, j'aurais corrigé les contrôles.

 

Il y a quelques temps, Madame Kevin se posait la question existentielle "Comment je m'appelle ?" Il s'agissait alors de lui trouve un prénom. Si je vous demande comment je m'appelle, qu'est-ce que vous me trouvez comme nom ?

 

Il y a cette fille avec qui j'ai été à la fac. Beauté froide et méprisante. Très belle, très froide, très méprisante. Je ne la trouve plus enviable. Maintenant, je la trouve meprisable. J'ai grandi.

Prof de français (à ma gauche) : Si tu as des questions à poser sur la nouvelle, c'est à Lizly qu'il faut demander, elle la connait.

Prof de Maths (à ma gauche aussi) : - Tu la connais, la nouvelle, il paraît ?

Moi : - Mmmh, on a été à la fac ensemble. Dans une autre vie. Pourquoi ?

Prof de Maths : - Je me demandais si... **cherche ses mots**

Moi : - Si elle pétait plus haut que son cul ? Oui, sans aucun doute.

Prof de Maths : - Quoi ?

Prof de français : - Il va falloir que tu lui traduise.

Moi : - Après on va dire que je suis méchante. Tu veux savoir quoi ?

Prof d'anglais, à ma droite : - Ah tu la connais alors ?

Moi : - Un peu, on était pas vraiment copines.

Prof de maths : - Son statut.

Prof d'anglais : - Ouais j'ai cru comprendre.

Moi : - Elle est TZR, elle remplace leStagiairePsychopathe.

Prof de maths : - Mais il a démissioné, non ?

Moi : - Elle était était assez froide et méprisante à la fac. Je veux bien lui laisser le bénéfice du doute, elle a peut-être changé.

Prof d'anglais : - Bah, j'ai mangé avec elle, je crois pas qu'elle ait tant changé.

Moi : - StagiairePyschopathe il est en attente de radiation. Et la Nouvelle, elle est belle, elle le sait, et elle estime qu'elle est meilleure que le reste de l'humanité pour ça.

Prof d'anglais : - C'est vrai qu'elle a de sacré yeux...

Prof de Maths : - Ah parce que je croyais qu'il avait démissionné. T'es toujours au courant de tout, toi.

Moi : - Elle a pas que les yeux. Elle est belle, objectivement. Hé ! Toi !

Prof de Maths : - Quoi moi ?

Moi : - Nan, pas toi, lui, là. Tu oublies tout de suite.

Prof d'anglais : - Ah mais j'ai rien fait.

Moi : - Oui ben tu oublies quand même.

Prof de maths : - Tiens, j'ai corrigé ton contrôle. 11,5/20, sans réviser et sans faire les deux exercices de géométrie. C'est mieux que la plupart de mes élèves.

 

Il paraît qu'elle a passé la matinée à chercher mon prénom. Si j'avais su, j'aurais dit au collègue d'anglais de lui souffler un autre nom, ç'aurait pu être drôle.

J'aime pas qu'elle soit mutée là.

Tiens, en fait, je vais peut-être aller à Auschwitz en voyage scolaire. C'est même pas une punition, je suis volontaire.

 

J'ai fais une crise, une grosse, vendredi, malgré le traitement. Le psy laisse sous entendre des doutes sur le diagnostique épiléptique. Dommage, c'était tellement plus simple... Sans doute trop simple.

 

Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai vu un homme faire la manche dans le tramway. Il chantait faux du Claude François en s'accompagnant  mal sur une mauvaise guitare. Je lui ai donné toute ma monnaie (peu de choses...) sous le regard médusé d'un homme en complet/cravate dont les chaussures auraient sans doutes à elles seules financés une semaine de repas pour une famille. Alors pour le faire chier, je lui a demandé l'heure. J'ai obligé ce connard à me parler, à moi, la fille à casquette et drapeau qui, visiblement allait à la manif' qu'on venait de traverser en tramway, à cette gauchiste gréviste qui bat le pavé et donne quelques pièces à un Noir qui dérangeait les braves gens avec sa guitare pourris et ses fringues sales dans le tramway. Il a hésité mais a tout de même écarté une manche de pardessus pour me lâché froidement "10 heures." Il n'a pas dit "10h moins 3", "presque 10 heures", "Pas encore 10 heures" ou "Pas tout à fait 10 heures". Non, il a ignoré vertement ces trois minutes qui précédaient l'heure pile, malgré la précision couteuse qu'affichait son horlogerie, pour économiser la salive qu'il m'accorderait. Je l'ai bousculé en m'extirpant de ma place. "Excusez moi. C'est tellement étroit. Je suis désolée" Non, Ducon, je suis pas désolée. Mais voilà, là encore, moi, tu as été obligé de me regarder alors que tu as détourné les yeux de lui,  et tu seras obligées de reconnaître que j'ai été polie, que malgré mes mitaines et ma veste en jean, malgré la poignée de pièces déposées dans la main de cette homme, je suis courtoise. Que la même bouche qui dit "Tenez", dans un vouvoiement respectueux, à ce mendiant, que cette même bouche peut s'adresser à toi, avec le même son, avec le même "Vous".

 

Lizly's head is in bulk tonight.

lundi, 23 novembre 2009

J'aime par 7

7.jpeg

Madame Kevin (si tu la connais pas, 1- t'as tort ; 2 - soit tes pas un lecteur fidèle et c'est pas ta faute, soit tes un lecteur fidèle qui clique pas sur les liens et c'est pô bien) m'a taguée. Il s'agit d'évoquer 7 choses qu'on aime. Pas qu'on adore, pas qu'on chérit, pas qu'on idolâtre, pas qu'on vénère, jusqu'on aime bien.

1 - Commencer à écrire dans un cahier neuf. Ou un calepin, un carnet, un bloc. A la limite une page word vierge mais c'est pas pareil.

2 - Mon dictionnaire Robert étymologique et historique de la langue française qui vous raconte l'histoire des mots de leur naissance à nos jours. Si je t'assure, c'est passionnant.

3 - Les deux petits creux de chaque côté du tendon du pouce dans on tend tous les doigts.

4 - La déco de nos murs. Les cadeaux : Corto Maltese, Patti Smith, Tintin by Bilal, Nice par Martinetti, Manhattan, Grindhousse, Rimbaud, le Jolly Roger ; les souvenirs d'enfance : Dindin, les voiliers de mon grand-pères ; Nos coups de coeurs : Charlot, le Chat Noir ; et nos Guitares : .mon Alhambra, nos Yamaha. Un léger regret que la Gibson ne supporte pas de rester à l'extérieur.

5 - L'odeur du henné, de l'argile, du rhassoul. De la terre, en fait.

6 - Le poème Ma Bohème de Rimbaud. Parce qu'il ressurgit, de çi de là de ma vie, régulièrement, sans prévenir.

7 - Mon matériel de peinture et de dessin. Même si je ne m'en sers presque plus, je n'arrive pas à m'en séparer. Mes crayons, mes couleurs, mes aquarelles, mes pinceaux, mes fusains, mes carrés conté...

 

Je tague qui veut.

dimanche, 22 novembre 2009

Squatter

klein-le-saut-dans-le-vide.jpg

...je rentre. Même pas deux jours d'absence, vendredi soir seulement. Et pourtant. C'est quoi cet endroit ? C'est quoi ce vide ? Pourquoi n'est-ce pas ma porte que j'ai ouverte ? Je fais un pas sur le palier. Ce sont mes meubles, ce sont mes affaires, ma DVDthèque qui m'accueillent comme toujours.

J'ai un instant d'hésitation : dois-je refermer la porte derrière moi ? Finir d'entrer ? Passer le pas ? Je me lance comme on plonge : en apnée, en poussant fort sur ses jambes.

Jeter, dabord, mes affaires sur le canapé. Je suis chez moi, non ? Pourquoi aurais-je l'impression que c'est incorrect de laisser ainsi trainer mes sacs ? Puis je m'accroche à l'idée simple que ma mère m'a tambourinée plusieurs fois (avant le "Sois prudente" sans lequel je ne peux passer le pas de la porte comme les vampires ne peuvent entrer chez vous sans invitation) : mettre la soupe au frigo, dès que je rentre. Puis arroser les plantes, parce qu'on est dimanche. Mais non, c'est toujours là.

Ai-je ramené de l'extérieur ce malaise qui m'a saisie dans notre rue passée en moins de quarante huit heures d'une fin d'été prospère à un automne bien installé, feuilles mortes au sol, jaunâtres aux arbres ?

Je tourne sur moi-même, ne sachant que faire. Mais pourquoi ne suis-je pas chez moi ? Parce que je suis rentrée seule ? Parce que ce soir, Celuiquej'aime ne me rejoindra pas ? Parce que j'ai déserté les lieux et que j'ai aimé ça ?

L'urgence m'empoigne. Vite, là, tout de suite, me réapproprier les lieux, chasser ce vide déconcertant, chasser cette odeur étrangère, chasser cette chose installée chez moi. J'ouvre grand les fenètres à cet atmosphère d'automne qui m'avait décontenancée à mon arrivée, j'ouvre les stores et les volets au rayon de soleil qui s'attarde sur le vis à vis, je ficelle à poubelle, je déclenche la bouilloir, je fonds sur mon tiroir à senteurs pour sélectionner un batonnet d'encens pas pièce, j'allume tous les espaces, je mets du bruit, n'importe, la radio, la télé, quelque chose.

Ouf.

Un bol d'infusion pomme-cannelle.

Attila qui ronronne sur la table basse.

Quelques petites choses à quelques petits endroits.

ça y est, je suis chez moi.

vendredi, 20 novembre 2009

Le point vocabulaire du vendredi

espace.jpg

Tu le savais, toi, que l'espace entre deux caractères en typographie, ce n'est pas un espace mais une espace ?

Parce que ça vient de la tige en métal qui servait, en imprimerie, à espacer les mots.

Mettre une espace consiste alors à laisser un espace entre les caractères.

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